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Né dans la rue – Graffiti

 

 

Ce week-end je suis allée voir l’exposition dont tout le monde parle en ce moment Né dans la rue Graffiti à la Fondation Cartier (jusqu’au 29 novembre). La seule fois où j’ai eu l’occasion de voir du street-art dans un musée c’était pour l’expo T.A.G dont je vous ai déjà parlé. Ici, cela n’a rien à voir, l’exposition va plus loin, il ne s’agit pas d’une simple collection, mais d’un véritable reportage d’investigation le temps d’une expo qui se veut pédagogue, et surtout internationale. Ce que j’en retiens : la propagation et l’invasion de cet art urbain est à la fois contemporain et universel. On le croise partout, comme une sorte de langage commun des artistes les plus pauvres.  On le croise d’ailleurs dès la file d’attente pour accèder à la fondation…

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L’expo vaut le coup et l’info circule bien : Félix et moi avons attendu plus d’une heure pour entrer, mais nous n’avons pas perdu notre temps puisque  nous admirions déjà des graffeurs à la tâche devant la fondation. A ne pas rater, la projection dans la première sale, qui réunit 8 films documentaires sur différentes manières et raisons de graffer, et surtout celui sur les Pixadors du Brésil qui graffent des immeubles entiers escaladés à mains nus en guise d’acte de révolte, et sur Stephan Doitschinoff que je vous laisse découvrir dans les vidéos ci-dessous.

 

 

 

 

TEMPORAL : The Art of Stephan Doitschinoff (aka Calma)

 

A noter aussi les soirées nomades qui perdureront jusqu’en novembre et proposeront diverses activités culturelles autour du monde du graffiti.

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São Paulo Mon Amour

 

 

Autre expo sur le même sujet mais dédié exclusivement au Brésil, Sao Paulo Mon Amour dont  le vernissage a lieu jeudi à 19H. Cette exposition composée de photos, d’installations, de projections et de quelques autres surprises aura lieu du 11 au 26 septembre à la maison des métallos, afin de faire découvrir l’art urbain de São Paulo à travers le regard de 9 artistes brésiliens, dont 4 sont invités en résidence longue durée pour prolonger leur création dans les rues parisiennes.

Ce sont Sébastien Kopp et  François Ghislain Morillion, les co-fondateurs de Veja les qui sont à l’initiative de ce projet. Les baskets et les sacs étant conçus au Brésil, ils sont régulièrement amenés à y voyager  et sont particulièrement attachés à São Paulo. C’est de la découverte d’une ville au gigantisme hors norme et de leur rencontre avec Sergio Franco, sociologue qu’est née « São Paulo, Mon Amour », exposition collective qui révèle une scène artistique atypique issue d’une mégalopole aussi vibrante que méconnue en Europe.

 

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Assez parlé de baskets, on vous avez promis de la culture, donc en voici et de la street culture bien entendu. La semaine dernière avec l’ami Polo je me suis rendue au vernissage de la nouvelle exposition au grand palais : T.A.G (pour Tag And Graf). On a vraiment passé un très bon moment que j’ai eu envie de vous faire partager, et c’est donc pour ça que vous devez lire ce billet jusqu’à la fin. si, si. Vous verrez ça vaut le coup.

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Cette collection est très controversée, faisant presque scandale dans les petits et grands papiers de l’Art. D’une part parce qu’il est évident que le graf – cet art de vandal pratiqué en lousdé – est loin d’être reconnu en tant qu’Art auprès de tout le monde, et d’autre part car pour certains exposer le graf c’est le détourner de son sens premier. Le graf c’est avant tout l’art de la rue et non pas celui des musées, acte de revendication identitaire il n’a jamais été destiné à des fins commerciales. Dans les deux cas, pour beaucoup il n’a pas du tout sa place sur une toile et encore moins dans un musée.

Oui puisqu’il s’agit de toiles, et pour être exacte de 300 toiles de 60 x 180 cm, 150 artistes internationaux qui ont tous grafé sur le même principe : une première toile avec leur blaze (signature) et une seconde sur le thème de l’amour, qu’ils ont interprété chacun à leur manière. 

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Le tout exposé dans une pièce magistrale de 700 m² laissé dans le même état que depuis la dernière fois qu’elle a été ouverte : avant la guerre. Des murs à nus, rappelant l’origine du graf, un fond noir pour faire ressortir les couleurs flashy des toiles, en bruit de fond l’ambiance intime des bombes aérosoles. Un public qui ne sait plus où donner de la tête, les toiles s’enchaînent formant de gigantesque murs multicolores, toutes imprégnées d’une personnalité, d’une âme à fleur de bombe. Les contrastes sont forts, le message en est d’autant plus puissant.

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