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En 2009, il m’est arrivé d’avoir deux mois de retard en matière musicale. Oui, je n’étais plus abonnée aux inrocks et je ne lisais plus de blogs*. Oui. Mais c’est fini. Papa (Noël) m’a réabonné ! Mon unique bonne résolution pour 2010 est donc de vous parler en temps et en heure de ce qu’il faut mettre dans votre iPhone. (Quoi des gens utilisent encore des iPod et de simples téléphones mobiles ?! Je n’y crois pas, vous n’allez pas me la faire, je vous rappelle que je vends des mobiles depuis 2005, et cette année j’ai tellement vendu d’iPhone que j’ai cru qu’Orange avait été racheté par Apple.)

Et donc, on écoute quoi pour digérer la bûche de Noël, au chaud, devant la cheminée ? On est encore en 2009, donc normal pour les deux mois de retard hein, mais il semblerait que ça soit un des meilleurs albums de l’année : on écoute LOGOS le deuxième album d’ ATLAS SOUND, après Let the Blind Lead Those Who Can See but Cannot Feel, et on savoure la délicatesse de ce son simplement trop bon pour être vrai. Et puis on cherche à comprendre : Bradford Cox, chanteur du groupe Deerhunter, souffre du Syndrome de Marfan, maladie génétique rare.

Le blog, et sur Spotify

Logos ressemble au premier testament d’un homme qui commence à préparer sa disparition, d’un type qui commence à habiter l’univers de son propre souvenirpost-mortem, d’un condamné à mort qui donne une forme, en chansons vaporeuses, à son propre fantôme. Dès l’ouverture, The Light That Failed, ou sa suivante An Orchid, morceaux proches des titres les plus éthérés de Sung Tongs d’Animal Collective, on est plongé dans la lumière pourpre d’un ultime crépuscule, happé par l’outre-monde, exposé aux bruits du Styx, aux voix plaintives des esprits qui n’ont jamais réussi à le traverser. Quand Noah Lennox/Panda Bear vient enluminer l’extraordinaire Walkabout de ses harmonies épiphaniques, c’est pour y psalmodier un mantra obsédant, sentence philosophique simple et absolue gravée dans l’air pour les générations d’après. Quand l’album s’aventure sur les terrains plus pop ou plus structurés, sur le petit classique diamantaire Criminals, la magnifique et semi-électronique Logos, le krautde la rugueuse et obsédante Quick Canal, chanté par Laetitia Sadier, c’est au travers d’un au-delà étrange et spectral que l’on entend Cox développer ses arabesques -comme si, déjà, il n’était plus là.” dixit eux.

+ A découvrir absolument, si vous ne connaissez pas encore : ANGUS & JULIA STONE (merci la bobo)

And The Boys est la première chanson de l’album Down The Way qui devrait sortir en mars 2010.

* Je trouve qu’il est très dur de trouver de bons blogs avec de la bonne musique à l’intérieur, petits rats du net que lisez vous ? Que me conseillez vous ? L’auto-promo est permise, écrivez moi des romans dans les commentaires ! Je promets d’envoyer une surprise musicale sur support matériel à la personne qui m’aura filé le meilleur lien !

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J’ai appris aujourd’hui avec beaucoup d’étonnement, par mon prof de Théorie de la Culture que Les Inrockuptibles avait annoncé un plan économique entraînant 6 licenciements sur un effectif de 84 personnes. Surprise parce que bien qu’ex-abonnée au magazine depuis quelques semaines, je lis toujours le site quasi-quotidiennement et je n’ai vu l’information (annoncée mardi) passer nul part. Or, je me suis dit que vous lecteurs de Baskets et Mini-jupe étiez autant susceptible que moi de vous sentir concernés ou intéressés. On connaît ces responsables qui font souffrir beaucoup d’autres médias appartenant à la presse écrite : la baisse des recette publicitaires mais aussi l’augmentation des charges sur le papier et les tarifs postaux.

inrocks

Ce qui est plus étonnant et intéressant, c’est que pour faire face à sa perte de bénéfices le journal va supprimer une partie qui faisait une des caractéristiques de ce magazine culturel généraliste. Tout comme Télérama, Les Inrocks proposait jusqu’alors un programme télé. Chaque semaine, à la fin du magazine, on retrouvait sept pages de programmes, voire une sélection au style plus journalistique pendant les vacances. Ce sont ces sept pages, que je sautais sans remords, qui vont disparaître avec la prochaine refonte de la maquette annoncée pour janvier 2009. Déjà dans le numéro de cette semaine on ne trouve plus le programme télé mais un nouveau “guide de l’actualité télé, radio, numérique, internet”.

Alors que je vous parlais tout juste du changement de notre rapport à la télé, devenue média d’accompagnement, je trouve très intéressant que ce magazine phare de la jeunesse française fasse des économies sur ces pages là, que je ne lisais plus tout simplement car je ne me sentais plus du tout concernée par ce média, presque devenu ringard. J’ai hâte de voir la place qu’occupe la télévision dans le champ des activités culturelles des plus jeunes, les mêmes qui ont été élevé à l’ère d’internet. Les premiers résultats de la grande enquête des pratiques culturelles des français réalisée en 2008, sont prévus pour février 2009. Je ne peux pas m’empêcher de penser que le petit écran (qui est de moins en moins petit d’ailleurs) à de quoi sérieusement s’inquiéter face aux multiples autres écrans de la maison.

Toutefois, le lectorat de Télérama étant un peu plus vieux et le programme télé prenant encore une place encore très importante au sein du magazine, on peut penser qu’une telle refonte n’est pas pour tout de suite ! Et vous, elles vont vous manquer ces pages télé ? 

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